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CCMI, Contractant ou Maitre d'œuvre le Dilemme !

Le choix entre contractant, maître d’œuvre et CCMI est crucial dans la construction. Chaque option a ses implications. Cela détermine la réussite technique et financière du projet. La qualité finale dépend de cette décision. Dans cette introduction, nous allons explorer ces choix pour éclairer cette décision importante.

Ce poste vise à fournir des conseils pour vous aider à choisir le métier qui correspond le mieux à vos besoins, plutôt que de critiquer un métier spécifique.

Définition Contractant ou Maitre d'œuvre

Dans un premier temps, rappelons les différents termes utilisés dans le domaine du bâtiment :

  • Le Maître d’Ouvrage (MOA) : propriétaire du bien, peut-être une personne physique ou un promoteur, mais est considéré comme un non-expert.
  • Le CCMI (Contrat de Construction de Maison Individuelle) : souvent lié à la construction de maisons individuelles.
  • Le Contractant Général : équivalent d’un constructeur, mais pouvant intervenir sur divers types de travaux, de la rénovation à la construction neuve.
  • Le Maître d’Œuvre (MOE) : représentant du client (MOA) et possédant une expertise dans le domaine et possède une assurance décennale
  • L’Apporteur d’Affaires : freelance ou commercial externe, sans responsabilité directe sur le projet.
  • Assistant Maître d’ouvrage (AMO): Représentant du client. A ne pas confondre avec le Maître d’œuvre.

Maintenant que nous avons clarifié ces termes, passons à la comparaison.

Garanties

Contractant générale et CCMI ont les mêmes

Le contractant général s’engage dès la signature du contrat à respecter les délais et les prix convenus. De plus, il offre une garantie décennale ainsi qu’une garantie de parfait achèvement.

Ces engagements sont renforcés par une assurance décennale. Cette assurance est contractée auprès d’un organisme d’assurance et représente environ 10% du montant total de la prestation.

 

 

Définitions

La garantie biennale : dure deux ans après les travaux, couvrant principalement les défauts esthétiques majeurs, à l’exclusion de la microfissuration.

La garantie décennale : protège pendant dix ans et prend en charge les travaux rendant le logement inadapté à sa destination.

La GPA, ou garantie de parfait achèvement, oblige l’entreprise à corriger les défauts survenant dans la première année après la réception des travaux.

Maitre d'œuvre

Le Maître d’Œuvre, tout comme le contractant, a un devoir de conseil. De plus, il propose une garantie décennale et une garantie de parfait achèvement.

Ces services sont soutenus par une assurance décennale, contractée auprès d’un organisme similaire. Cependant, les 10% de la prime d’assurance concernent spécifiquement la prestation du Maître d’Œuvre.

Apporteur d'affaire

Il ne possède aucune garantie et aucune assurance pour le client. Le propriétaire doit se rapprocher de son assurance pour obtenir une assurance décennale à son noms pour ces travaux. Même si les entreprises ont toutes une décennale.

Le devoir de conseil : est l’obligation d’un professionnel de donner des conseils adaptés à la situation du client. Il met en valeur son expertise pour guider la décision de l’autre partie.

Différences dans les missions

Contractant générale

Le contractant général, responsable de la supervision et de l’exécution complète des travaux, collabore avec le Maître d’Ouvrage pour élaborer un Cahier des Clauses Techniques et Particulières (CCTP). Avant de signer ce document crucial pour le devis, une vérification minutieuse de chaque détail, en plus du montant total, est indispensable.

En tant qu’interlocuteur unique pour les aspects techniques et financiers, le contractant général prend en charge ces responsabilités. Cependant, hormis pour le carrelage et les peintures, le Maître d’Ouvrage n’a pas de contrôle sur la sélection des matériaux et des entreprises intervenantes. Le respect scrupuleux du CCTP est essentiel, car chaque spécification, même en apparence mineure, peut influer considérablement sur le résultat final du projet en termes de qualité et de coûts.

Une lecture minimiseuse des CCTP avant signature est importante

Maitre d'oeuvre

Le maître d’œuvre agit comme le représentant du maître d’ouvrage vis-à-vis des entreprises. Il est le seul interlocuteur pour les aspects techniques du projet.

En ce qui concerne les aspects financiers, le maître d’ouvrage conserve le contrôle financier de chaque entreprise. Cela offre une souplesse dans la gestion des paiements, comme l’étalement des acomptes. Cependant, le maître d’œuvre joue un rôle crucial en examinant et en validant chaque situation avant le paiement par le maître d’ouvrage. Cela permet de limiter efficacement la surfacturation des entreprises.

Les prestations sont validées en collaboration avec le maître d’ouvrage auprès des entreprises. Cela garantit que les travaux réalisés reflètent exactement les souhaits du client.

Financement

Contractant général

Le contractant général, une entreprise souvent grande et expérimentée, tire parti de certains avantages. Cette entreprise dispose habituellement des ressources nécessaires pour couvrir les frais opérationnels importants, y compris les locaux, le personnel et l’équipement. Ces dépenses se traduisent souvent par des marges brutes de 25% à 30%, avant même de déduire les salaires et les charges. Bien que cela puisse représenter un coût important pour le projet, la solidité financière et l’expertise accumulée au fil des ans sont des atouts majeurs pour assurer le succès et la qualité des travaux.

Maitre d'oeuvre

Le maître d’œuvre est souvent une petite société avec des frais de fonctionnement limités, composée d’une ou deux personnes. Cette structure légère lui permet de proposer des tarifs entre 10 et 15% inférieurs à ceux d’un contractant général.

Cela donne au maître d’œuvre un avantage compétitif par rapport au contractant général, ce qui en fait une option attrayante pour de nombreux projets de construction.